Parti Pirate

Qui sommes nous ?

Nous sommes de simples citoyens du monde entier, que l'on traite de "pirates" parce qu'ils défendent le partage de la culture et de l'information. Cet accès libre et égal pour tous, la technologie le permet : seuls nous en séparent aujourd'hui quelques intérêts privés, commerciaux ou politiques. Aussi :

nous avons choisi de constituer ce mouvement d'un genre nouveau, qui rassemble plusieurs dizaines de pays et compte déjà deux députés européens.
Ensemble, réapproprions-nous la vie politique ! Suscitons le débat public que notre société mérite !
Partageons l'avenir !

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Présentation

Parti Pirate

Comme beaucoup de bonnes idées, l’histoire du Parti Pirate commence comme une blague sans conséquences. Un soir de décembre 2005 - c’était le 31, après un réveillon (probablement) bien arrosé, un programmeur suédois du nom de Rick Falkvinge lance à ses amis : « Quand je pense que, nous autres citoyens qui ne demandons qu’à partager le savoir et la culture, les puissants et politiciens de tous poils ne cessent de nous traiter de Pirates ! Eh bien, soit : créons notre propre parti, ce sera le Parti Pirate ! ». Aussitôt dit, aussitôt fait : une simple page web, fortement parodique, fera l’affaire. Une fois la blague menée à bien, le lien envoyé à quelques amis, et la soirée terminée, il oublie peu ou prou son coup d’éclat. Quelques jours passent. Puis, revenant sur les lieux du crime, il découvre que sa modeste page a déjà reçu des centaines de milliers de visites ! L’enthousiasme va au-delà de l’anecdote, la blague n’en est plus une : le Parti Pirate est né.

Cependant le phénomène ne s’arrête pas à la Suède. Partout ailleurs en Europe puis dans le monde, des citoyens se rassemblent, des jeunes, des moins jeunes, des internautes, des artistes, des universitaires, des retraités, des mères de famille (et sûrement quelques ratons laveurs). En France, la population est sous le choc de l’inique loi “DADVSI” ; le 21 juin 2006 y naît un nouveau Parti Pirate, avec des débuts volontiers outranciers et provocateurs. Les autres pays suivront, début 2010 ce sont pas moins d’une quarantaine de pays qui comportent leur propre Parti Pirate, tous rassemblés au sein du Parti Pirate International. Le mouvement a gagné en ampleur, mais aussi en maturité : avec un score de plus de 7% aux élections européennes 2009, le parti suédois ouvre la voie en obtenant deux sièges au Parlement Européen. En France, le Parti Pirate dépasse dès sa première participation à un scrutin (législative partielle dans les Yvelines en 2009), la barre des 2%.

Formation spontanée née de la volonté des citoyens de se réapproprier une vie politique dans laquelle ils ne se reconnaissent plus, le Parti Pirate réaffirme les Droits de l’Homme et du Citoyen, les libertés démocratiques et les valeurs fondamentales de la République : Liberté, Égalité, Fraternité — des principes qui sont régulièrement mis à mal, à mesure qu’évoluent la société et les technologies, dans un contexte toujours plus complexe et mondialisé.

Parmi les combats que mène le Parti Pirate, figure la reconnaissance du Droit à la culture et au savoir. Pour la première fois peut-être, la technologie met potentiellement la connaissance à la portée de tous ; c’est là une chance à saisir, que ne doivent pas entraver des intérêts privés ou des visions à court terme. De nouveaux modèles de diffusion, et de rémunération de l’art, des techniques ou de la science sont à développer, pour que ne soient plus criminalisés les citoyens qui copient ou partagent de tels contenus dans une démarche dépourvue de tout but lucratif. Ce patrimoine constitue un bien public, et à ce titre le droit d’auteur doit être redéfini pour mériter pleinement son nom, et ne plus servir avant tout les intérêts d’intermédiaires ou de groupes industriels.

Dans un même ordre d’idées, mais à plus haute échelle, le système des brevets, lui aussi hérité de la société industrielle, montre ses limites dans plus d’un domaine : les brevets logiciels ou des brevets sur le vivant, dont les effets néfastes ne sont plus à démontrer, doivent être restreints sinon abolis. Plus grave encore, les brevets pharmaceutiques causent un lourd préjudice aux pays les plus pauvres : la responsabilité nous incombe de permettre l’accès des populations déshéritées aux traitements.

Enfin, pour revenir aux libertés civiques fondamentales, le Parti Pirate ne cautionne pas les prétextes sous lesquels l’on restreint les libertés des citoyens : qu’il s’agisse de lutter contre le terrorisme ou le soi-disant “piratage”, rien ne peut justifier de déposséder les citoyens de leur droit à la vie privée, au secret des communications, ou à l’anonymat, sur Internet comme ailleurs, sans décision de justice. La liberté d’expression, elle-même, demande à être défendue avec vigilance. Plus généralement, il est aujourd’hui indispensable de permettre aux citoyens de retrouver confiance en leurs élus, par de nouveaux moyens. La technologie, notamment, doit être utilisée dans le sens de la transparence et de l’immédiateté, et non pour ajouter à l’opacité et à la complexité.

Si les préoccupations du Parti Pirate sont nombreuses et ambitieuses, elles sont aussi clairement délimitées. Au contraire de formations plus traditionnelles, il n’appartient pas au Parti Pirate de se prétendre compétent sur tous les sujets de la vie publique. Il n’a notamment pas vocation à prendre une position figée sur le référentiel traditionnel droite/gauche ; pour autant, le Parti Pirate n’en entend pas moins présenter à tous les citoyens les clés d’un nouveau projet de société, cohérent et raisonné.

Le Parti Pirate veut partager l’avenir.

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Politique générale

Parti Pirate

Qu’il soit scientifique, technique ou technologique, le progrès s’accompagne toujours de mutations de la société. Il peut les suivre ou les précéder, les susciter ou les justifier, mais nous approche toujours d'un monde plus complexe et plus mondialisé. Les générations d’hommes et de femmes sur lesquelles notre société repose encore, à l’heure actuelle, sont nées avec l’illusion d’abondance de ressources et d’énergie dans un contexte de rareté de l’information. Aujourd’hui c’est l’inverse : nous avons accès à un savoir qui n’est plus réservé à une élite, mais ne pouvons plus ignorer la raréfaction des ressources. De nouvelles perspectives se profilent, entraînées par l’arrivée des technologies de l’information et de la communication, et poussées entre autres par les défis environnementaux.

Les populations du monde n’ont jamais disposé d’autant de nouvelles façons de communiquer ensemble, de commercer ensemble, de se rencontrer et de travailler ensemble. Cette chance, nous avons le devoir de ne pas la laisser gâcher au nom d’intérêts privés ou d'une vision à court terme. Il est de notre responsabilité de choisir entre un progrès qui libère ou un progrès qui asservit, entre une technologie qui construit et une technologie qui détruit, entre un monde durable et un monde jetable-après-consommation. Face à de tels choix, de tels enjeux, on ne peut se contenter de chercher des solutions pour demain en utilisant les modèles de pensée d’hier. Le Parti Pirate structure son discours par une vision politique cohérente et globale : la “boussole républicaine”, pour éviter de naviguer à vue. Cet idéal social et laïque, non-négociable et universel, il importe de le réaffirmer dans le contexte mondialisé de la société numérique, dite “de l’information”, et dans le cadre d'un développement durable et raisonné. Nous devons éteindre les ampoules et rallumer les Lumières.

Vers de nouveaux enjeux technologiques, sociaux, environnementaux

Le passage d'une ère industrielle à une ère numérique modifie la façon dont l’être humain se situe dans le temps et dans l’espace, « ici et maintenant ». Ce nouvel espace se développe partout où l’électricité est disponible, et peut s'étendre indépendamment des pays et des continents. L’énergie permet de mettre en œuvre des réseaux informatiques et de les interconnecter (Internet, téléphone mobile, satellite...) entraînant le développement de l’usage des technologies de l’information. Il se comporte comme un organisme vivant à l’échelle de la planète, qui mute et s’adapte, en dehors de tout contrôle technique, humain ou démocratique. Sa rapidité de développement va au-delà de notre capacité collective à le comprendre. Son développement est général, rapide et inéluctable. Se modernisant, nos sociétés s’appuient de plus en plus sur les technologies de l'information et de la communication pour se développer. Tous les secteurs en subissent, en subiront les conséquences (culture, éducation, émancipation, économie, agriculture, transport, démocratie, médias…). Transcription immatérielle de la mondialisation, cette révolution des usages n’est pas idéologique. Néanmoins, elle est de nature à remettre en cause les fondements républicains historiquement basés sur la Nation : l’identité, le territoire, la monnaie, la souveraineté populaire… Dans ce système complexe, où interagissent des forces commerciales, techniques ou territoriales, nous pouvons constater qu’il n’y a pas de pilote dans l’avion, si ce n'est peut-être quelques entreprises multinationales. Le Parti Pirate, présent dans plusieurs dizaines de pays, entend œuvrer pour que cette société de l’information serve l’intérêt général, au profit de chacun. La révolution Industrielle et son productivisme aveugle ont puisé dans les ressources naturelles sans se préoccuper de leur renouvellement, polluant sans compter, souvent de façon irrémédiable. Outre qu’il est physiquement impossible que chacun sur la planète puisse bénéficier de l’équivalent des biens matériels d’un Occidental, cette consommation à outrance met en péril les générations futures. Là aussi, des choix sont à faire : par exemple, la dématérialisation des données et la pérennisation du matériel technologique peuvent apporter des réponses.

Ces deux dernières décennies, la prise de conscience mondiale de ces enjeux s’est exprimée dans le concept de développement durable : au confluent de ces trois préoccupations que sont l’environnement, l’économie et le social, un modèle harmonieux pour vivre ensemble, aujourd’hui et demain. Ce développement durable et équitable, le Parti Pirate veut le favoriser par son action politique.

Réaffirmer les valeurs citoyennes

Nous pensons que les valeurs de Liberté, d'Égalité et de Fraternité sont essentielles et universelles pour l’humanité. Tous les êtres humains doivent naître libres et égaux en dignité et en droits, sans distinction aucune ; la laïcité, enfin, fait partie intégrante de ces fondamentaux et ne se négocie pas : elle impose des comportements différents selon que l'on se trouve dans la sphère publique ou privée. Pour préserver l’intérêt général et garantir les droits et les libertés de chacun dans la société de l’information en émergence, de nouvelles politiques sont à inventer.

Liberté

Les libertés civiques doivent être défendues, sur le réseau comme partout. L’internet est pratiquement totalement privé ; les serveurs, les réseaux informatiques, une partie du socle logiciel ou les réseaux sans fil appartiennent à des opérateurs, et les fournisseurs d’accès sont en mesure de contrôler les faits et gestes de leurs abonnés. Qui plus est, l’État se dote de moyens pour filtrer en toute légalité l’accès des citoyens au réseau. Le déploiement irraisonné de la vidéo-surveillance, de fichiers croisés et de bases de données interconnectées sans réel contrôle démocratique, met en place une infrastructure préoccupante qui, outre qu'elle n'a jamais fait ses preuves, pourrait facilement être un jour au service d’une société sécuritaire, voire fascisante. Nous ne devons laisser aucune technologie mettre en danger les libertés civiques ; il faut au contraire en tirer parti pour permettre aux citoyens de mieux protéger leur vie privée, leur liberté de mouvement et d'expression.

Égalité

Le principe d'égalité doit également être garanti. Les lois votées par les représentants du Peuple s’appliquent à tous, quelles que soient leurs origines ou leur position dans la société. Il faut défendre ce principe fondamental, ainsi que l'égalité des citoyens pour l’accès à l’eau, à la santé, à l’énergie, à la sécurité, à l’éducation, aux transports, et enfin à la communication. Le Service Public, patrimoine de ceux qui n’ont rien, doit rester neutre et universel, de même que les réseaux de communication. Cependant la technologie offre des perspectives nouvelles. Pour la première fois peut-être, l'information, la culture et la connaissance sont potentiellement accessibles à tous. Disposant d'informations plus complètes et transparentes, les citoyens ont la possibilité de se saisir directement de questions politiques importantes sans devoir s'en remettre à quelques intermédiaires autrefois incontournables, médias ou élus. De même, la culture est à la portée de tous : il importe à ce titre de développer de nouveaux modèles de création et de diffusion, plus immédiats entre les auteurs et le public. Le savoir scientifique, enfin, peut désormais être aisément partagé par la communauté scientifique à l'échelle mondiale, sans se limiter à des sociétés privées ou aux pays les plus riches.

Fraternité

Enfin, la République est un projet collectif au service de tous. Ainsi l'impôt, prélevé en fonction des ressources de chacun, permet-il la redistribution des richesses sous différentes formes. Cependant là encore, la société numérique et mondialisée nous invite à construire un nouveau “bien commun” à transmettre aux générations futures et aux populations du monde. Les nouveaux modes de communication et d'échange, qui permettent aux citoyens de partager de pair à pair, voire de construire ensemble des richesses intellectuelles, doivent être favorisés et encadrés : en particulier, il n'est pas tolérable que soient criminalisés les échanges décentralisés de biens culturels lorsqu'ils ne se font pas dans un cadre commercial. Le patrimoine du passé, qu'il soit culturel ou historique, matériel ou immatériel, doit être constamment préservé et mis en valeur. Nous devons lutter contre certaines formes de privatisation : privatisation du vivant, par exemple lorsque sont brevetés des gênes de plantes par les industries pharmaceutiques ou semencières ; privatisation de l’intelligence en tant que bien commun, notamment par les brevets logiciels.


Parti international, le Parti Pirate veut promouvoir une citoyenneté diversifiée et universelle dans la société numérique. En France comme ailleurs, il propose un projet collectif au service de citoyens responsables et éclairés, libres et égaux en droits et en devoirs.

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F.A.Q

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Parti Pirate… sans oser le demander

Le Parti Pirate est-il un parti politique ?

Le Parti Pirate est un parti politique fondé en janvier 2006 en Suède, en juin 2006 en France et depuis lors dans une quarantaine de pays.
Le Parti Pirate compte défendre ses idées lors des consultations électorales, qu'elles soit locales ou nationales. Depuis 2009, il compte notamment deux députés suédois au Parlement Européen, qui siègent avec le groupe parlementaire des Verts européens.
L'entité française a la forme juridique d'une association déclarée le 9 mars 2009 en préfecture de police de Paris, et dont la création a été publiée au Journal Officiel le 4 avril 2009 page 1663 sous le numéro 1795.
En France, le Parti Pirate a présenté son premier candidat à l'occasion des élections législatives partielles des Yvelines en septembre 2009 ; il t a recueilli 2,08% des suffrages exprimés.

Quelles sont les principales positions du Parti Pirate ?

Les valeurs fondamentales que nous défendons sont celles des Droits de l'homme, et de la citoyenneté : Liberté, Égalité, Fraternité.
Nous vivons un tournant sans précédent dans l'histoire de l'Humanité : pour la première fois, la technologie a mis à portée de tous l'accès à l'information, à la connaissance, aux patrimoines culturels, artistiques, aux savoirs scientifiques ou technologiques. Face à cette formidable opportunité, trop d'acteurs culturel, industriels ou politiques tentent d'entraver la diffusion de ces richesses immatérielles. En organisant leur rareté supposée, ils tentent de réaffirmer des rapports inégalitaires où dominent des intérêts privés.

Nous tentons d'attirer l'attention sur ces dérives, et de leur apporter des réponses. Le droit d'auteur, par exemple, doit être redéfini pour revenir à son but originel : un équilibre entre, d'une part, la reconnaissance des auteurs et artistes (aujourd'hui trop souvent supplantés par les intérêts des intermédiaires), et l'intérêt du public. La circulation des savoirs techniques et scientifiques doit aussi être encouragée et libérée, ne serait-ce que par solidarité à l'égard des régions déshéritées du monde.

Votre parti n'existe-t-il que pour défendre des jeunes qui téléchargent ?

Le Parti Pirate existe à l'origine pour défendre les libertés civiques, sur Internet comme ailleurs.
La plupart des gouvernements, par exemple, ont tendance à contrôler toujours plus les échanges entre les personnes. Imaginez qu'un jour on contrôle tout votre courrier, sous prétexte que vous pourriez envoyer une photo à quelqu'un  (ou plutôt n'imaginez pas, c'est déjà le cas !): le principe de contrôle des échanges numérique est semblable, il constitue une atteinte grave aux libertés individuelles.

Donc vous êtes pour le piratage d'œuvres culturelles ? Comment vivront nos artistes ?

Nous ne nous reconnaissons pas dans le terme de "piratage". Le fait de partager un patrimoine immatériel, fût-ce illégalement, n'a rien à voir avec des actes de pillage et de barbarie.
Nous n'encourageons pas, au demeurant, le partage de la culture et des connaissances lorsqu'il se fait illégalement, ou au dépend des auteurs et de leurs conditions de vie — si ce préjudice s'avérait réel, ce qui reste encore à prouver.
Le Parti Pirate propose de renouveler les modèles de diffusion de la création. Ces modèles doivent être plus justes, plus immédiats entre les artistes et le public, et plus respectueux des citoyens et de leurs libertés fondamentales : il est inadmissible que de nombreux citoyens soient aujourd'hui criminalisés, au seul motif qu'ils n'entrent pas dans le système officiel de "public-consommateur" dont on voudrait nous faire croire qu'il est le seul mode d'accès légitime à la culture.

Votre programme parle de numérique, mais je me sens également concerné par les problèmes de crise économique, de chômage...

Le numérique a un grand impact économique, porté par l'augmentation du nombre d'internautes (2,2 milliards prévus en 2013 contre 1,5 milliard en 2008, selon une étude du cabinet Forrester publiée le 21/07/2009), et sa propagation dans notre quotidien.

Toutefois notre projet de programme coopératif ne se limite pas au numérique ni à Internet.

Il concerne toutes les libertés fondamentales, notamment dans leur relation avec les technologies de l'immatériel. À ce titre nous ne saurions nous limiter à la diffusion de la culture, sans envisager également les médias, l'éducation, la science, et plus largement, sans tenter d'équilibrer les implications sociales et économiques de nos propositions.

À terme, c'est tout un modèle de société qui est à envisager et à promouvoir. Mais cela prend du temps, et, dans un souci d'honnêteté, nous n'avons pas vocation à prendre position sur des sujet précis trop éloignées de nos préoccupations fondamentales, et pour lesquels nous ne nous estimons pas compétents.

Après quelques années d'existence, quel bilan tirez-vous de votre action politique ?

Le Parti Pirate est encore très jeune en tant que mouvement, et il est trop tôt pour mesurer son impact.

Néanmoins, dès son apparition notre mouvement a suscité bien des réactions, qu'elles soient d'espoir, d'enthousiasme (auprès des citoyens, des artistes), de peur (auprès de divers gouvernements) ou de convoitise (de la part de formations politiques existantes).

Notre arrivée n'est donc pas passée inaperçue, et le potentiel du Parti Pirate est considérable.

Pourquoi avoir choisi de garder le nom de « Parti Pirate » ?

Ce nom, c'est d'abord une façon ironique de retourner la terminologie caricaturale et orientée par laquelle certains acteurs politiques ou industriels tentent de criminaliser une partie croissante de la population. En adoptant ce nom qui leur a été donné malgré eux, les citoyens du Parti Pirate affirment haut et fort leur intention de lutter contre cette façon de présenter au public un tableau simpliste, dans le but de présenter comme acceptable une politique de restriction des libertés civiques.

Si le terme doit faire naître des débats, c'est tant mieux : notre société gagnerait à voir plus de débats de cette nature. Au demeurant, les citoyens que nous rencontrons comprennent toujours à quoi nous faisons référence, et saisissent immédiatement le second degré.

Ce terme de "Pirate", qui nous définit et nous unit, revêt une valeur symbolique, politique, et même sentimentale pour tous nos sympathisants qui le partagent, ainsi que pour l'ensemble des Partis Pirates du monde (une quarantaine à ce jour).

En tant que "simples" citoyens, le Parti Pirate est pour nous une manière de nous réapproprier des institutions dont nous nous sentons exclus, de "pirater" la vie politique afin de rafraîchir le débat démocratique.

Vous êtes de gauche, de droite ? Du centre peut être ?

Les Droits de l'homme sont-ils de gauche ou de droite ? Et la citoyenneté ? Nous osons espérer que nos problématiques sont universelles, et que des gens de toutes cultures politiques puissent se reconnaître dans nos propositions.

Nous regroupons nous-même de très nombreuses sensibilités, et nous ne cherchons en aucun cas à fuir les questions politiques traditionnellement liées à "la gauche" ou "la droite" - encore que cette grille de lecture se soit considérablement vidée de son sens à la fin du vingtième siècle. Mais si nous sommes amenés à aborder ces questions, c'est de manière transversale, et non en adoptant une position figée de type "droite/gauche".

Quels sont les atouts et les difficultés spécifiques à la France pour le Parti Pirate ?

Nous avons la chance d'avoir dans notre pays une milieu associatif très vivace. Il est certes difficile de faire son entrée dans un espace médiatique déjà chargé ; cependant la curiosité et l'enthousiasme des uns et des autres ne s'est jamais démentie, au fil des rencontres que nous sommes amenés à faire.

Il est hors de question pour nous d'ignorer le travail considérable qui a été effectué par les divers chercheurs, artistes, intellectuels, et collectifs (qu'ils défendent la démocratie, la culture, les licences libres ou les consommateurs,...). Bien au contraire, nous avons la chance d'avoir pu trouver une position privilégiée, qui nous permet de nourrir notre réflexion sous des angles différents.
Avec les citoyens, ingénieurs ou savants, artistes ou programmeurs, jeunes ou moins jeunes, nous voulons constituer un point de convergence, un espace de dialogue et d'échange.

Votre site web est moche. Pourquoi ?

Nous sommes en train de réécrire entièrement notre site afin de le rendre plus attrayant et plus complet. Mais n'hésitez pas à nous envoyer un patch :-)

Avoir un site d'apparence réussie rempli d'une terminologie bien aseptisée, ne remplace pas une réflexion mûrie et pertinente ; le temps que nous ne passons pas à coder notre site web, nous le consacrons à échanger avec nos membres, à dialoguer avec les citoyens et à travailler nos dossiers.
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